| Histoires |
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L’HISTOIRE DE SPIRIT
Nous avions reçu un appel d’un ami du Refuge au sujet d’un poney qui avait été découvert étendu dans un champ depuis plusieurs jours, sans nourriture et sans eau. Nous étions partis immédiatement à bord de notre vieille remorque en emportant le matériel nécessaire et sachant bien que nous avions deux heures de route à faire pour rencontrer notre ami Joyce à l’endroit où était le poney. Nous l’avions trouvé allongé sur le sol, dans un dépotoir de vieilles voitures brisées tremblant de façon incontrôlable alors que ses pieds étaient secoués par des spasmes. Il n’y avait ni nourriture et ni eau dans les environs. Mon conjoint, Bob, qui avait quitté son travail pour m’assister, m’aida à rouler le poney sur une couverture. Il était tellement émacié, que même si nous n’étions que seulement trois personnes, nous avons pu le transporter et le déposer dans la remorque. Nous l’avions alors réchauffé avec de la paille, des couvertures et des bouteilles d’eau chaude. Comme nous n’avions pu trouver un vétérinaire qui viendrait sur place pour évaluer sa condition, nous prîmes la décision de l’amener au Refuge immédiatement afin qu’il puisse obtenir rapidement des soins médicaux. Déjà lors du retour à la maison, ce jeune poney reprenait vie. Il se dégelait. Le vétérinaire arriva aussitôt et commença divers traitements pour le raviver. Il souffrait sévèrement de malnutrition et était déshydraté. Le vétérinaire nous informa que sa situation était très précaire et que nous devions attendre et voir comment il réagirait aux traitements durant les prochains 24 heures. Nous le saurions le lendemain matin…. C’était une situation crève cœur. Nos enfants et les autres membres de notre famille étaient prêts à tout afin d’aider ce petit à s’en sortir. Les enfants l’ont nommé Spirit. Après l’avoir surveillé toute la nuit, le vétérinaire est revenu pour le réévaluer. Il en a conclu que Spirit ne s’en sortirait pas car la gangrène s’était répandue dans ses jambes. Il souffrait terriblement et la meilleure chose que nous pouvions faire pour lui était de l’euthanasier. Donc avec le ventre rempli de nourriture chaude et baigné d’amour, son esprit fut libéré. Ce type de souffrance atroce causée par la négligence se produit trop souvent et il est rarement possible de faire quoi que ce soit. Personne n’en est tenu responsable. Les propriétaires de ce poney n’ont reçu aucune amende et n’ont fait face à aucune poursuite. Les poursuites en justice sont trop dispendieuses pour la SPCA d’autant plus que les lois ne la soutiennent pas. Si cette situation vous révolte et vous offense, faites un appel à votre représentant gouvernemental local. Demandez-lui que des lois avec des mesures plus sévères soient adoptées. Un jour nous les aurons peut-être!
L’HISTOIRE DE MAGIC
Nous avions reçu un appel anonyme d’un citoyen qui s’inquiétait pour un poney. A notre arrivée, nous avons trouvé deux poneys sur un lopin de terre non clôturé, près d’une autoroute. L’un d’eux était attaché avec une chaîne qui était incrustée dans son cou et il sentait l’infection. L’autre poney (une jument) nous semblait être aveugle et courait librement tout autour. L’étalon qui était attaché essayait de nous charger lorsque nous tentions de l'approcher. Les policiers nous ont immédiatement donné l’autorisation de les saisir. Nous avons dû couper la chaîne à son extrémité et convaincre l’étalon d’entrer dans le camion. Entretemps, la jument courait autour de façon hystérique en essayant de retrouver son fils. La voix de ce dernier l’a conduite à la remorque. Lorsque les poneys furent amenés au Refuge, un vétérinaire procéda à une chirurgie d’urgence sur l’étalon afin de lui enlever la chaîne. Sous anesthésie elle a dû couper plus de deux pouces dans son cou. La chaîne avait été laissée là tellement longtemps que la chair avait poussée à travers les maillons. Chaque section a dû être coupée et libérée séparément. Finalement, après deux heures, il fut vraiment libre. Il a eu besoin d’antibiotiques et de soins spéciaux pendant des semaines afin d’aider sa blessure à cicatriser. Magic s’est complètement rétabli
Le propriétaire n'a reçu qu'une amende de $250.00 pour cette offense et n’a plus le droit de posséder un animal de compagnie pour 2 ans. Sur ordonnance de la cour, les poneys furent placés sous la garde permanente du Refuge. Magic vivra le reste de ses jours dans nos prés verts, libre et heureux en compagnie de nos autres résidents équins. Kiara, la jument, n’a pas eu cette chance. A la suite de son sauvetage, nous voulions lui donner une longue et confortable retraite. Par contre, à notre stupéfaction, elle décéda très peu de temps après son arrivée à la suite d’un examen de routine du vétérinaire. Ce fut une expérience horrible qui nous hantera pendant encore longtemps.
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